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Madame G. DEF .., 56 ans, consulte pour des fuites urinaires récemment
aggravées mais datant de plusieurs années et devenues très
gênantes dans la vie quotidienne.
On note dans ses antécédents un tabagisme à 40 PA et
trois accouchements difficiles. Elle ne prend pas de traitement et présente
une légère surcharge pondérale.
A l'interrogatoire, l'incontinence est évaluée comme importante.
Elle est en jet, souvent déclenchée par des efforts divers de
la vie quotidienne. Il n'y a jamais de fuite la nuit ou en goutte à
goutte. La patiente se garnit en permanence par nécessité. Depuis
quelques semaines sont apparus une pollakiurie et des besoins impérieux
pouvant aller jusqu'à la fuite.
A l'examen clinique il existe une certaine atrophie vaginale et il n'y a
pas de cystocèle ni de rectocèle. La toux déclenche des
fuites qui disparaissent à la manoeuvre de Bonney. Il y a par ailleurs
une hypermobilité uréthrale.
Dans ce contexte d'incontinence mixte, une ECBU, une échographie
pelvienne et une cystoscopie ont été réalisées
et se sont révélées négatives.
La prise en charge initiale a consisté en l'administration de Colpotrophine
en ovules, d'Oxybutinine et en une rééducation pelvi-périnéale
avec électrostimulation et biofeedback. On demandera Žgalement la tenue
d'un calendrier mictionnel.
La patiente est revue deux mois plus tard. L'impériosité a
pratiquement disparue mais les fuites ˆ l'effort demeurent gênantes.
Le bilan Urodynamique confirme l'hypermobilité du col vésical
avec défaut de transmission à60%.
La patiente étant demandeuse, une indication opératoire est
posée et consistera en la mise en place d'une bandelette de soutènement
sous uréthral de type TVT ou IVS.
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