| Clioscopie

La laparoscopie rentre peu à peu dans les techniques usuelles
en Urologie.
Son apprentissage pour l'opérateur, se heurte au peu d'indications
validées dans le domaine de l'Urologie.
On peut classer les interventions réalisables par laparoscopie
en fonction de leur difficulté technique.
FACILE : varicocèlectomie ; kystectomie rénale ; urétérolyse
; pyélotomie ; curage ilio-obturateur.
DIFFICILE : néphrectomie ; néphrourétérectomie
; adrénalectomie ; urétérolithotomie.
TRES DIFFICILE : néphrectomie élargie ou partielle ; pyeloplastie
; prostatectomie ; curage aorto cave.
TVT
La technique du TVT est récente ;
elle a été mise au point par une équipe suédoise
il y a cinq ans pour traiter l'incontinence urinaire d'effort.
Il s'agit d'une suspension de l'urèthre moyen par une bandelette
prothétique maillée.
L'intervention chirurgicale est simple ; elle se réalise sous
anesthésie loco-régionale ; le kit de pose permet
la mise en place de la bandelette par voie vaginale avec deux petites
incisions sus pubiennes. L'hospitalisation est de 48h.
L'intervention s'adresse aux incontinences par défaut de transmission
ou par certaines formes d'insuffisance sphinctérienne.
Les résultats à moyen terme sont bons et le taux de complication
est faible. La simplicité de réalisation rend cette intervention
séduisante, en attendant la confirmation de résultats à
long terme.
Tumeur de vessie
La tumeur de vessie est une maladie grave
et récidivante, souvent mortelle en cas de tumeur infiltrante.
Le traitement par BCG-thérapie(Immucyst°) post résection
est le seul moyen de diminuer de moitié le risque de récidive
et de progression des tumeurs superficielles à risque intermédiaire.
Le traitement s'effectue en 6 instillations endovésicales à
une semaine d'intervalle complémenté d'un nombre variable
d'instillations d'entretien en cas de réponse favorable.
La cystectomie radicale reste le seul traitement le plus efficace des
tumeurs infiltrantes.
La cystoprostatectomie radicale classique,
avec reconstruction iléale ou iléocolique permet
de récupérer une miction physiologique,
mais présente un risque sexuel majeur.
En cas de tumeur éloignée du trigone, la cystectomie
avec préservation de la prostate permet d'améliorer
sensiblement la récupération sexuelle, sans altérer,
à priori, le résultat carcinologique.
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